L’OISELEUR

emmanuelle k.

Format :
14 x 22,5 cm
65 pages
2018

Edition française

Parution : mars 2019

Directrice de la collection
Stéphanie Boubli
Conception graphique
Régis Glaas-Togawa
Couverture et 4ème de couverture
Claire Morel

ISBN:978-2-490353-04-0

15,00 Ajouter au panier

« L’Oiseleur, un conte fantasque, semé de pierres précieuses » dédié à Benjamin Péret.

 

Prélude à L’Oiseleur d’emmanuelle k.

Un soir d’automne, à Paris.

Sur ma table il y a un livre, abandonné là par un ami peintre : «Mort aux vaches et au champ d’honneur» de Benjamin Péret.

Ce livre, je l’avais rencontré bien des années auparavant. Un premier écrit de révolte, publié au sein de l’agitation anarcho-situationniste, sous le titre prometteur de «Prolégomènes à un manifeste pour une internationale anarchiste» portait en exergue deux petites phrases sibyllines, tirées de ce même livre.

Les deux petites phrases disaient ceci :

«Monsieur Charbon se lamenta :

Nous avons laissé échapper le coeur. Maintenant, nous ne le reverrons plus et il sera plus difficile que jamais de le prendre ce soir ; il se méfiera

Le texte qui suivait cet exergue de Péret était intitulé :

«Lavez le pont, Hissez les voiles !».

Il connut une gloire étrange, inattendue : certaines des phrases qu’il contenait furent rééditées, un an plus tard par les murs de Paris.

Ce soir d’automne là, face à ce livre sur ma table, j’eus le désir de revoir les deux petites phrases restées enfouies là-bas, à l’orée de ma vie de paroles, de ma vie d’écriture.

Je les cherchais, un peu émue, curieuse de ce qu’il y avait avant, après, autour et les trouvai dans «Qui perd gagne».

… Qui perd gagne ?

J’eus tout soudain envie de les écrire, ces petites phrases, avec ma main de maintenant, vivre le geste de les écrire, d’aller y voir.

Ce que j’y ai vu m’a offert «l’Oiseleur».

Il était là depuis toujours et très ancien. Depuis toujours il cherchait la sortie, tant il est vrai que chaque moment du chemin, chaque période du mouvement fait émerger sa propre parole.

C’était une femme qui disait…

Une femme ancienne, très ancienne.

Cette écriture me surprenait, je ne comprenais pas, elle était déplacée, elle se servait de moi pour dire, pour écrire le conte.

Le conte courtois.

Une tradition de l’ordre féminin.

L’autre moi, quelques années auparavant, disait ainsi :

« La révolution est morte. Elle a quitté le réel pour se faire une Histoire. La révolution est morte et c’est la vie elle-même qui s’en va…« 

Mais, quelques temps après, lapidaire, elle proposait : « N’avoir rien à perdre, être l’espace du feu… ». Des « Prolégomènes » à « L’Oiseleur », je passais pas « Qui perd gagne ».

Ceci éclaire cela.

 

emmanuelle k.

Poète, conteuse, réalisatrice de films, musicienne, emmanuelle k. voyage sans préjugés par les sentiers de la vie, et le mot aventure lui convient. La prise de risque est constante : « Si la poésie est une expérience vitale, la vie est une aventure poétique », dit-elle.

Elle a publié en 2008 aux Editions de la Différence, Le Krill éditeur « Quand l’Obéissance est devenue Impossible« , un coffret de 4 recueils : Vertige de l’EcartLes Brutesl’Indépendance du SourireLes Chemins du Désir.

En 2017, Le Krill éditeur et mélusine & cie, publient l’ensemble Mélusine , un livre d’artiste de 14 mètres d’envergure réalisé avec le peintre Pierre Jaouën en 26 exemplaires et un coffret comportant le livret du récit Mélusine, le cd de l’album réalisé avec Emmanuel Bex et le dvd de 3 films sur l’ensemble.

En 2018, elle publie « Petites notes amoureuses », un livre d’artiste avec le peintre et graveur Gérard Serée paru en 7 exemplaires.

Elle a réalisé une vingtaine de films, expérimentaux, documentaires et fictions.