L’Oiseleur, emmanuelle k.

Dédié au révolutionnaire et poète surréaliste Benjamin Péret, L’Oiseleur, conte courtois est un récit fantasque semé de pierres précieuses écrit par emmanuelle k.

« C’est un soir d’automne, à Paris. Sur ma table il y a un livre, abandonné là par un ami peintre Mort aux vaches et au champ d’honneur de Benjamin Péret.

Ce livre, je l’avais rencontré bien des années auparavant. Un premier écrit de révolte, publié au sein de l’agitation anarcho-situationniste, sous le titre prometteur de Prolégomènes à un manifeste pour une internationale anarchiste portait en exergue deux petites phrases sibyllines, tirées de ce même livre.

Les deux petites phrases disaient ceci :

« Monsieur Charbon se lamenta : Nous avons laissé échapper le coeur. Maintenant, nous ne le reverrons plus et il sera plus difficile que jamais de le prendre ce soir ; il se méfiera.» 

Le texte qui suivait cet exergue de Péret était intitulé «Lavez le pont, Hissez les voiles !». Il connut une gloire étrange, inattendue, certaines des phrases qu’il contenait furent rééditées, un an plus tard par les murs de Paris.

Ce soir d’automne là, face à ce livre sur ma table, j’eus le désir de revoir les deux petites phrases restées enfouies là-bas, à l’orée de ma vie de paroles, de ma vie d’écriture. Je les cherchais, un peu émue, curieuse de ce qu’il y avait avant, après, autour et les trouvai dans « Qui perd gagne »….

Qui perd gagne ?

J’eus soudain envie de les écrire, ces petites phrases, avec ma main de maintenant, vivre le geste de les écrire, d’aller y voir. Ce que j’y ai vu m’a offert L’Oiseleur.»

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2019, édition française

dessins de couverture par Claire Morel

conception graphique : Régis Glaas-Togawa et Tiphaine Jezouin

directrice éditoriale : Stéphanie Boubli

ISBN : 978-2-490353-04-0